En Afrique, la commercialisation de la noix de cajou perturbée par le coronavirus.

En Afrique, la commercialisation de la noix de cajou perturbée par le coronavirus.

Les producteurs africains d’anacarde, ont commencé la campagne 2020 mais les négociants asiatiques sont absents pour cause de pandémie mondiale,

aussi la campagne démarre-t-elle doucement. Avec le risque, dans certains pays, de voir les spéculateurs spolier les paysans.


En Côte d’Ivoire, 250 000 paysans vivent du cajou. Pour la campagne 2020, l’Etat a fixé un prix minimum de 400 francs CFA le kilo, mais à l’instar de Bamon Kandé qui produit entre trois et quatre cents tonnes par an, il est difficile en ce moment de trouver des acheteurs prêts à payer ce prix.

« Les gens sur le terrain payent à moins de quatre cent francs, et ils prennent comme prétexte la maladie. Quand on leur dit que c’est à 400, ils proposent 300. Mais il y a certains producteurs qui donnent leur produit à ce prix parce qu’ils ont besoin de liquidités. »

Les acheteurs justifient leur attitude par le fait qu’ils constituent des stocks sans savoir si les cours remonteront et si les commerçants asiatiques reviendront. Adama Coulibaly dirige le Conseil du coton et de l’anacarde, l’organisme professionnel chargé d’encadrer ces filières, il conseille aux paysans d’être patients et de ne pas céder à la pression des acheteurs.

Pour plus de détails, cliquez sur : http://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200504-en-afrique-la-commercialisation-la-noix-cajou-perturb%C3%A9e-le-coronavirus